La chaise bleue (version intime)

Résumé de l'histoire

Escarbille et Chaboudo sont amis. Le premier est un loup, le second un chien.

Ce jour-là, ils ont décidé de se promener dans le désert. Le désert, c’est grand et surtout c’est vide. "C’est désertique" grogne Chaboudo qui aime la précision. Ils marchent, jusqu’au moment où ils aperçoivent au loin, perdue au milieu de nulle part, incongrue, une chaise bleue.

Commence alors une joute de l'imaginaire. "Une chaise c’est vraiment magique. On peut la transformer en tout ce qu'on veut, en traîneau à chiens, en voiture de pompiers, en ambulance, en grue de chantier, en montgolfière…"

Ils seront brutalement interrompus par l'arrivée d'un camélidé !

Le spectacle

Les lumières de la salle s'éteignent. On entend le bruit d'un moteur au loin. Projeté sur un voile tendu en avant-scène un ciel apparait. Dans ce ciel, un petit avion vole. Il monte. Il descend. Il joue à saute-mouton avec les nuages. Puis il monte, monte, monte… et son moteur s'arrête. Et il tombe, tombe, tombe… en plein désert.

Le public a embarqué dans ce petit avion pour rejoindre Escarbille, le loup, et Chaboudo, le chien dans le désert. Qu'est-ce que ces personnages Beckettien font-ils ici au milieu de nulle part ? Ils attendent, ils cherchent, quoi ? nous ne le savons pas. Mais quand ils trouvent dans le sable une chaise bleue, tout leur imaginaire se met en branle.

Leur amitié et leur complicité font alors naître à partir de cette chaise des mondes, des petites histoires, des fantasmes sans cesse renouvelés. La chaise bleue devient cabane, traineau à chien, montgolfière, ambulance… et le public entre dans l'imaginaire débridé des deux amis.

À propos du spectacle

C’est au moment où nous étions en pleine création de "La Brouille" que l'envie de continuer le voyage dans l'univers de Claude Boujon est née.

Alors que "la Brouille" évoque la rencontre et la difficulté à vivre ensemble, "La Chaise bleue" nous parle de l'amitié et du pouvoir de l'imagination.

En effet, cet album peut être lu comme une ode à la créativité et à l'imaginaire. Dans cette page blanche que constitue le désert, Escarbille et Chaboudo se promènent. Ils ont l'esprit aussi vide que peut l'être le paysage qui les entoure jusqu'au moment où ils se heurtent à l'insolite.

Une chaise bleue !

Dans le désert !

Le coup d'envoi est donné pour une grande partie de "on dirait que…".

C'est fou tout ce qu'on peut faire avec une simple chaise. C'est fou de voir jusqu'où peut nous mener notre imagination.

Cette thématique ne peut que résonner pour les artistes que nous sommes. C'est une formidable opportunité de mettre en scène les mécanismes de notre travail, de notre pensée, les petits rouages de notre imaginaire. Et quel bonheur de retrouver, le temps d'interpréter Escarbille et Chaboudo, une âme d'enfant. D'enfant qui nous rappelle que la beauté existe au-delà des choses et que l’objet peut être bien plus que ce qu'il nous semble être. Cette âme d'enfant qui porte sur le monde qui l'entoure un regard neuf.

En faisant cela, Escarbille et Chaboudo nous rappellent que l'acte de créer nécessite d'aller au-delà des apparences, et qu'il rend au monde toute sa beauté et sa poésie.

Scénographie et mise en scène

Gardant le principe d’incrustation des personnages réel dans un environnement vidéo, les marionnettes de Chaboudo et Escarbille évoluent au milieu d’un film d’animation qui représente leur monde

imaginaire.

Un spectacle est un voyage dans l’imaginaire, nous avons donc mis au point un prologue qui transporte les spectateurs au pays de Chaboudo et Escarbille.

Un petit avion apparaît à l'image, sa destination ? Le désert d'Escarbille et Chaboudo.

Dans cet espace vierge que représente le désert, les deux amis vont découvrir une chaise bleue, point de départ de leur aventure dans le monde des possibles, dans l'espace symbolique de l'imaginaire.

A l'avant-scène un voile tendu reçoit les images projetées d'un vidéoprojecteur. Derrière cet "écran" se trouve l'espace de jeu des marionnettes. Volontairement dépouillé, le décor est constitué d'un plateau recouvert d'un tissu qui représente le sable, avec en son centre une dune.

Le choix de jouer d'un côté avec la transparence du voile/écran en avant-scène et de l'autre avec le plateau qui représente la réalité, nous permet d’évoquer ou de symboliser des dimensions différentes dans le spectacle, et cela de manière concrète. En avant-scène les fantasmes et l’imaginaire prennent forme sur le voile, tandis que les marionnettes, par un subtil jeu d’éclairage, se retrouvent "incrustées" dans l’image. Toujours par le biais du travail sur la lumière nous faisons "disparaître" le voile pour nous retrouver dans la réalité des personnages. Les marionnettes de l'histoire oscillent pendant tout le spectacle entre réel et imaginaire.

Toutes les musiques et les bruitages sont réalisés a capella avec la bouche (human beatbox).


Adaptation : Philippe Calmon et Joséphine Sourdel | Mise en scène : Philippe Calmon | Collaboratrice artistique : Joséphine Sourdel | Décor et Marionnettes : Philippe Calmon | Dessins : Marion Lefebvre | Animations : Camille Vieil | Musique : Balthazar Ruff et Philippe Calmon | Avec : Eveline Houssin et Philippe Calmon | Spectacle : 35mn | ouverture : 4 m | profondeur : 4 m | hauteur mini. : 2,5 m | public concerné : enfants de 2 à 8 ans | nombre de spectateurs : 80 personnes maximum, au-delà nous consulter.

La chaise bleue a été soutenue par l'ADAMI, la Compagnie Daru Thémpô, Le Manipularium, Pôle de la Marionnette en Essonne, le CREA à Alfortville, le Silo à Méréville, la Communauté d'Agglomération de l'Étampois Sud-Essonne avec le Théâtre d'Étampes et la ville de Méréville, les villes de Montreuil, Cheptainville et Romilly-sur-Seine, la Courée à Collégien, et le Centre des Arts et Loisirs à Buchelay.

Ce spectacle est autonome et nécessite l'obscurité.