Comme un poisson dans l'eau

Résumé de l'histoire

Un spectacle joyeux et sensuel sur le plaisir du bain. Recouverte de grands draps de soie, Agrippine est endormie. Le bruit de l’eau qui goutte la réveille et nous voilà immergés dans son univers.

Dans une chorégraphie bien orchestrée, Agrippine, jeune enfant espiègle, fait s’envoler ses draps et dévoile son terrain de jeux : sa salle de bains. En compagnie de Madame la Pieuvre et de Monsieur le Homard, elle crée un monde imaginaire fait de chansons et de malices, et nous entraîne jusque dans les mers du sud.

Le spectacle

Un spectacle sur l'eau mais également un spectacle sur Agrippine, une enfant qui recrée le monde qui l'entoure, l'univers de sa salle de bains.

Le bain est un moment privilégié pour l'enfant, un moment de sensualité. Nous nous sommes appuyés sur le formidable pouvoir évocateur de l'eau qui invite à l'imaginaire. Agrippine est un personnage espiègle et inventif qui sait faire exister ses rêves. De jeux d’eau en chansons, elle finit par transformer sa salle de bains en océan déchaîné : elle nous fait partir au fil de l'onde.

Nous avons aussi eu envie de traiter des relations entre une mère et sa fille. La mère est seulement une voix. Une voix qui est là pour rappeler à l'ordre Agrippine et contrôler ses débordements. La présence de la mère en voix off relie Agrippine au réel. Avec humour et distance, nous évoquons la manière dont l'amour maternel peut être parfois envahissant pour une enfant qui a envie de rêver. Mais cette maman-là sait aussi être complice des jeux d'Agrippine quand celle-ci lui raconte qu'elle est partie dans les îles avec Madame la Pieuvre et Monsieur le Homard (deux jouets de bain qui deviennent des partenaires de jeu), ou quand elle lui dit qu'elle est perdue en mer au milieu des requins...

Agrippine est un personnage heureux. Elle partage avec le public enfant comme adulte son plaisir du jeu et à travers lui son plaisir du bain.

Extrait vidéo
Scénographie et mise en scène

Une enfant rêve. Elle est dans l'eau et nage. Dans son sommeil, elle joue avec son drap de lit qui devient la mer. Agrippine aime tellement l'eau qu'elle en rêve même la nuit. Lorsqu'elle se réveille, le premier son qu'elle entend est une goutte d'eau qui tombe du robinet et l'invite au bain. La musique de l'eau, "la goutte d'eau qui goutte", va devenir la musique des mots et la première chanson du spectacle. Agrippine nous fait découvrir son plaisir sensuel de l'eau et les 9 chansons du spectacle seront à chaque fois l'occasion de partager avec le public une émotion ou une sensation.

A la fin de la première chanson, Agrippine tourne le décor pour nous faire découvrir sa salle de bains et sa baignoire. Sa mère lui demande de se dépêcher de se laver. Agrippine obéit en rechignant un petit peu quand même pour affirmer son indépendance. Le décor est planté, ainsi que les relations mère-fille. Pendant qu'Agrippine se baigne, joue, chante, rêve tout éveillée, transforme l'univers de sa salle de bains, sa mère à côté lui rappelle qu'il faut qu'elle se dépêche, que son petit déjeuner est prêt, qu'elle va être en retard, qu'il faut faire attention de ne pas mettre de l'eau partout…

Nous appuyant sur un décor et des accessoires très évocateurs de l'univers marin et sur le plaisir sensuel de l'eau, nous avons voulu dépasser l'anecdotique du bain pour nous pencher sur la capacité des enfants à réinventer le monde qui les entoure. Le décor à géométrie variable nous permet de suivre Agrippine dans son évolution. C'est un partenaire de jeu qui se transforme au gré de ses désirs. De son lit, on se retrouve dans sa salle de bains pour finir au milieu de l'océan.

Le spectacle s'articule autour de deux thèmes, à partir de l'idée toute simple de l'enfant dans son bain. D'une part, nous avons voulu traiter du jeu chez l'enfant, de la possibilité qu'il a de transformer son quotidien et d'autre part, nous avons cherché à matérialiser son imaginaire. Ainsi, dans la première partie, Agrippine joue avec ses jouets, et dans la deuxième partie elle se retrouve en mer au milieu des poissons. Elle vit son rêve. Quand Agrippine est perdue en mer, la salle de bains devient l'océan grâce à un immense voile de soie blanche qui recouvre la scène.

De spectateurs des jeux d'Agrippine nous devenons partenaires de son imaginaire.


Texte et chansons : Eveline Houssin et Philippe Calmon | Mise en scène : Philippe Calmon | Voix de la mère : Sylvie Garbasi | Avec : Eveline Houssin | Décor : Philippe Calmon | Costumes : Olga Papp | Illustration : Alain Adijès | Montage : 1 service | Démontage : 45mn | Spectacle : 40mn | ouverture : 5 à 8m | profondeur : 5 à 7m | hauteur mini. : 2m50

Ce spectacle peut être autonome et se jouer dans une salle non équipée